Il convient d'apprécier la situation au regard de nombreux éléments qui sont souvent subjectifs (partage des pouvoirs, engagement de responsabilité, fonctionnement souhaité de la société, régime fiscal et social, développement envisagé, succession...). C'est pourquoi, il est impossible de formuler une réponse type à cette question. Toutefois, il est possible d'apporter des éléments de réflexion permettant au créateur d'apprécier certaines de ces conséquences.- Le gérant minoritaire n'est pas maître de son entreprise. La stratégie de l'entreprise est définie par ses co-associés qui ont, notamment, la possibilité de bloquer des décisions importantes lors de l'assemblée générale ordinaire, et peuvent refuser d'approuver les comptes.- D'un point de vue social, il bénéficie du régime social des salariés contrairement au gérant majoritaire, (protection sociale, retraite des cadres...), par contre, il ne cotise pas aux ASSEDIC et ne bénéficie pas de l'assurance chômage. Enfin, il n'est pas soumis aux règles du droit du travail et de la convention collective, sauf si parallèlement à ses fonctions de dirigeant, il exerce des fonctions techniques faisant l'objet d'un contrat de travail.- Fiscalement, il n'y a pas d'incidences particulières. Les gérants qu'ils soient minoritaires ou majoritaires relèvent du même régime fiscal que les salariés. ils peuvent déduire leurs frais professionnels et justifiés de leurs revenus, ou appliquer la déduction forfaitaire de 10%. Par ailleurs, ils bénéficient de l'abattement général de 20% dans les mêmes conditions que les salariés.Les dividendes perçus ainsi que les excédents de rémunération sont imposables au titre de l'impôt sur le revenu.
Questions/réponses complémentaires
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- Une SARL peut-elle opter pour l'impôt sur le revenu ?
- Je suis chef d’entreprise à la tête d’une SARL, quelles sont mes obligations comptables ?
- Je suis gérant et associé à hauteur de 50 % d’une société à responsabilité limitée (SARL). A quel régime de sécurité sociale suis-je soumis ?
- Quelle est la situation d'un associé de SARL non salarié ? Peut-il travailler bénévolement pour la société ? Peut-il se faire rembourser ses frais de déplacement ?
- Je vais créer avec mon époux une SARL dans laquelle nous serons les 2 seuls associés. Mon mari détient moins de 50 % des droits sociaux et sera le gérant. Quel sera son régime social ?
- J'exerce mon activité en SARL. Mon associé, qui détient 15 % du capital est introuvable. Il ne répond à aucune convocation et ne donne plus aucun signe de vie. Que faire ?
- Un associé d'une SARL qui apporte son industrie à la société a-t-il droit à une part des bénéfices ?
- Peut-on être à la fois salarié d'une entreprise et associé dans une SARL distincte ?
- Peut-on définir un objet social très ouvert, voire flou ?
- Capital de SARL : comment s'effectue la libération du solde des apports en numéraire ?
- Comment faire pour évaluer du matériel que l'on souhaite apporter au capital d'une SARL ?
- Je vais créer une SARL avec mon épouse, qui sera seule gérante. Nous sommes mariés sous le régime de la séparation de biens et détiendrons chacun 50 % du capital. Quel sera notre statut social ?
- Nous sommes 2 associés égalitaires. Comment faire, en cas de mésentente, pour éviter une situation de blocage ?
- Peut-on transmettre les parts sociales d'une SARL par simple virement bancaire ?
- Apports en nature à une SARL : comment les évaluer ?
- Comment faire pour évaluer du matériel que l'on souhaite apporter au capital d'une SARL ?
- J'exerce mon activité en SARL. Mon associé, qui détient 15 % du capital est introuvable. Il ne répond à aucune convocation et ne donne plus aucun signe de vie. Que faire ?
- Quelles sont les conséquences, pour les associés, de la suppression du capital minimum des SARL ?
- Un associé peut-il renoncer à ses dividendes ?
- Aujourd'hui, le capital social de la SARL étant librement fixé par les statuts, quel est l'intérêt de recourir à une entreprise individuelle ?

